En 10 ans l'objet "Nuits Sonores" a évolué de façon mutante. Chacune de ses tentacules s'est étendue, distendue pour envahir Lyon chacune par sa vision d'un hédonisme moderne issu des cultures électroniques. L'"Homo festivus" a parcouru la ville pour se plonger dans une fourmillante activité festive. Fourmillante et tentaculaire, les Nuits Sonores 2012 ont été tout ça. Difficile, impossible de tout voir, de tout partager, de tout tester.
Les journées furent très riches avec les NS Days : les performances marquantes d'Hudson Mohawke ou Modeslektor, la transe tribale de Mattias Aguayo maniant le micro hors du monde, et surtout l'après-midi passée avec les berlinois Ben Klock et Marcel Dettmann venus de la mecque Berghain pour évangéliser le public de l'Hôtel Dieu au dieu techno, allongeant le temps, prolongeant le plaisir.
